Colloque photographie –Syrie– Colloques variés : Le credo de la réussite familiale.

2008-04-30

Introduction.

  Messieurs, mesdames ; que la paix du Seigneur soit avec vous !
  Dans le cadre de notre deuxième cycle éducatif, nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui une grande figure parmi les savants de la ville de Damas, un professeur éminent, un conférencier de premier plan auquel les auditoires se sont habitués de par ses exposés, ses conférences de haut niveau sur les différents domaines de la société. Il excelle dans ses traités sur les valeurs morales, telles la sincérité, l’honnêteté, la foi, la probité et l’intégrité, valeurs présentées dans la série ‘les voies des disciples’. Il a également évoqué dans le détail les plus beaux noms et attributs divins ainsi que les mérites du prophète, paix et bénédictions sur lui. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de qualité exceptionnelle et dispose d’une librairie audiovisuelle de très grande valeur documentaire. Nous le connaissons tous et il n’a plus besoin d’être honoré ; il s’agit du Docteur Mohamed-Rateb-Naboulsi. Dans son allocution d’aujourd’hui, il aborde la manière de réaliser la structure interne de la cellule familiale pour parachever la résolution des problèmes conjugaux. Tous ensemble, et avec le cœur, souhaitons la bienvenue au Docteur Mohamed-Rateb-Naboulsi.

La réussite ne peut être considérée comme telle que si elle est globale.

  Que le salut soit sur vous ! Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux. Gloire au Seigneur, Maître des mondes. Paix et bénédictions sur notre maître, Mohamed, sur sa famille purifiée, sur ses honorables compagnons, garants de sa mission et généraux de ses brigades ; Dieu, le Maître des mondes les agrée et nous agrée avec eux.
  Tout d’abord, je tiens à remercier les organisateurs de cette rencontre pour l’invitation qu’ils m’ont fait l’honneur de m’adresser, et qui démontre la bonne impression qu’ils ont de ma personne. J’espère me montrer digne de cette confiance, et, si vous vous montrez satisfait de mon allocution, tant mieux, sinon, Dieu vous suffit, et Il est votre meilleur garant.
  Concernant le sujet retenu, je vous avoue que je ne peux croire ni accepter que la réussite d’un individu dans la vie puisse être relative ; il peut très bien réussir à amasser une fortune et ne pas réussir dans sa vie familiale ; c’est pourquoi je considère fermement que le succès et la réussite ne peuvent être considérés comme tels que s’ils sont complets et qu’ils englobent tous les aspects de la vie.

Les grandes étapes de la réussite :

1. La relation de l’individu avec son Seigneur :

  Quelles sont ces grandes étapes de la réussite ? En fait il en existe des milliers dans la vie d’un individu, cependant il en existe quatre principales qui, si l’une d’elles est affectée par un quelconque défaut, les trois autres sont automatiquement atteintes. A mon sens, la première grande étape est la relation de l’individu avec son Créateur. Considérons ce qu’en dit Dieu Tout Puissant:

« Enfant d’Adam, aspire à Moi, tu Me trouveras ; et si tu Me trouves, tu as tout trouvé. Et si tu Me rates, tu as tout raté et Je te suis plus cher que toute autre chose. »

(Tradition orale divine extraite du résumé de l’exégèse d’Ibn-Kathir).

  La première étape consiste à connaître Dieu, et le fondement de la religion se trouve être Sa connaissance. Ainsi, si le musulman connaît d’abord Celui qui donne l’ordre (Dieu), ensuite le commandement, il s’y consacre avec dévouement et y obéit. Mais s’il prend connaissance du commandement sans connaître Celui qui donne l’ordre, il s’ingénie à passer outre, et c’est la réalité actuelle que vit le monde musulman ; l’ordre est connu, mais il existe une faiblesse dans la connaissance du donneur d’ordre. C’est pour ces raisons qu’il existe une catégorie de personnes qui recherchent des avis religieux (fatawas) atypiques, des avis religieux déficients et flous, l’objectif poursuivi étant de se soustraire à l’application stricte de la doctrine divine.

Celui qui ne se conforme pas rigoureusement aux préceptes de la doctrine divine :

  Ne peut rien cueillir des fruits de la religion.
 Je voudrais dans un premier temps attirer l’attention des commerçants. Les aspects du commerce sont innombrables et vont de l’acquisition d’un simple meuble de bureau à l’acquisition d’entrepôts, la désignation de fonctionnaires, le voyage en Chine, l’achat de concessions, la promotion de marchandises, leur paiement, la répartition des bénéfices ainsi que moult autres activités. Mais il est possible de booster ces activités à l’aide d’une seule parole. C’est le gain, et s’il n’y a pas de gain, il n’y a pas de commerçant. De même, je fais un parallèle entre ce que je viens de dire et la religion, et j’affirme que dans la religion également, il existe des activités innombrables et j’en authorrais par exemple celles qui consistent à éditer des livres, à donner et animer des conférences, à assister à des congrès, veiller à diriger des conférences certaines nuits particulièrement bénies etc. Je considère que toutes ces activités dépendent également d’une seule parole, si elles ne sont pas menées conformément aux principes dictés par Dieu Tout Puissant, il est impossible d’en cueillir les fruits de la religion, et si les comportements ne sont pas inspirés des ordres divins, le fait religieux devient l’expression de simples habitudes, de traditions baignant dans une ambiance à apparence musulmane, sur un terrain avec une toile de fond musulmane, des attentions musulmanes, des structures architecturales musulmanes alors que l’islam est tout autre chose. La réalité des musulmans aujourd’hui fait qu’ils ont délaissé les préceptes de Dieu, et ce faisant, Dieu les a délaissés. Notre figure emblématique Khalid-Ibnoul-Walid avait sollicité cinquante mille hommes de troupes en renfort pour faire face à un ennemi qui en alignait trois cent mille. N’en disposant que de trente mille, il sollicita du khalife Abou-Bakr cinquante mille supplémentaires. Le khalife lui envoya un seul homme du nom de Alqa’qa’-Ibn-‘Amrou. Khalid s’enquit des renforts demandés, Alqa’qa’ lui dit: « Les renforts c’est moi ! » « Toi ? » S’étonna Khalid ? « Oui, moi ! » Et il remit un message dont il était porteur, message du khalife qui disait: « Par Celui qui a envoyé Mohamed avec la vérité ! Une armée dans laquelle figure Alqa’qa’ ne peut être vaincue. » C’était du temps où un soldat musulman valait cent mille ennemis. Aujourd’hui un million de musulmans ne valent pas un ‘pfft’ ou un ‘bof’, parce que ce million de la nation de Mohamed a délaissé les préceptes divins, il s’est retrouvé délaissé par son Créateur.

Celui qui connaît Dieu :

  Celui qui connaît Dieu et Sa doctrine tout en se conformant à Ses préceptes connaîtra le bonheur ici bas et dans l’au-delà.
  C’est ainsi que la réussite globale passe par quatre étapes ; la première consistant à connaître Dieu à travers la création, comme le soulignent ces versets :

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour ceux qui sont doués d’intelligence: ceux qui, debout, assis ou couchés sur le côté invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : ‘Notre Seigneur, Tu n’as pas créé tout cela en vain. Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du feu.’»

(Coran, sourate 3, la famille de ‘Imrane, versets 190 et 191).

  Une première étape consiste à connaître Sa doctrine, une deuxième consiste à Le connaître à travers Sa création et L’adorer selon Sa loi. Une troisième étape consiste à s’obliger à Lui obéir, et la quatrième consiste à persévérer à se rapprocher de Lui au moyen des œuvres de bienfaisance et de tout ce qu’on peut accomplir dans la voie des œuvres louables et du bien en général. Ainsi est le passage obligé de la réussite avec le Créateur, passage à l’issue duquel Dieu Tout Puissant s’adresse à Sa créature humaine :

« Ma créature ! Comporte-toi envers moi comme Je l’ai prescrit ; Je serais pour toi comme tu le désires ! Ma créature ! Comporte-toi envers Moi comme Je l’ai prescrit et ne M’informe pas de ce qui te convient. Toi tu désires et Moi Je veux. Si tu consens à te comporter comme Je l’ai prescrit, Je t’accorderais ce que tu désires ; mais si tu ne consens pas à te comporter comme Je l’ai prescrit, tu te fatigueras dans la recherche de ce que tu désires et en tout état de cause, l’issue finale ne sera conforme qu’à ce que J’ai décrété. »

  Considérons la première étape : celle qui consiste à connaître Dieu, à connaître Sa doctrine, à se conformer à Ses préceptes, à se rapprocher de Lui afin de se retrouver sauf et connaître le bonheur dans ce monde et dans l’autre. Ceci constitue une étape.

2. La relation de l’individu avec sa famille et ses enfants :

 La deuxième étape concerne la relation de l’individu avec les siens :

sa femme et ses enfants. Il est connu que la base de la société repose sur la cellule familiale. La cohésion de la famille se transmet à la société ; ainsi que sa réussite et sa force. Toutes les législations divines renforcent la cellule familiale alors que les systèmes humains terrestres s’activent à la détruire, comme chacun peut le constater de nos jours. C’est pour toutes ces raisons que cette seconde étape a été choisie pour constituer le thème de la conférence d’aujourd’hui.

3. La relation de l’individu avec son travail :

  Il s’agit de la relation que l’individu entretient avec son activité professionnelle à travers son métier, sa spécialité, la source de son revenu. L’argent étant le substrat de la vie ; puisse l’argent sauvegarder l’honneur d’un individu et le rapprocher de son Seigneur !

4. Les rapports de l’individu avec sa santé :

  Après avoir réussi dans son activité professionnelle, dans la connaissance de son Créateur, dans la vie conjugale et avec ses enfants, il ne reste plus que la réussite dans le domaine de la santé physique, quatrième étape de notre exposé. De la santé du corps dépend la qualité du travail. Il est possible de passer la vie que Dieu a voulue à un individu d’une façon ou d’une autre ; mais la façon de la vivre en faisant attention à la santé est un atout qui permet de la vivre de façon debout, actif et plein d’entrain alors qu’en négligeant la santé, la vie se déroule bien autrement.


  Ainsi, si ces quatre concepts ne sont pas disponibles dans toute l’expression du terme, la réussite ne peut être considérée comme telle. L’objet de notre étude aujourd’hui concerne la troisième étape: les rapports de l’individu avec son conjoint et ses enfants.

 

La plus importante entreprise du diable consiste à diviser le couple :

  Me croirez-vous si je vous disais qu’une des satisfactions du prophète, paix et bénédictions sur lui, lui faisait dire :

« Gloire à Dieu qui m’a gratifié de l’amour de Aïcha. »

(Tiré des traditions).

  Le noble envoyé de Dieu a ainsi considéré l’amour de sa femme comme l’une des meilleures faveurs accordées par Dieu Tout Puissant. Et l’amour dépend de la personne. Des suppôts de satan ont l’habitude de déclarer qu’après un certain temps, l’homme commence à se lasser de sa femme. La majorité des réalisations artistiques désintéressent de l’épouse, autrement dit, la chaleur de la femme n’est plus possible qu’au moyen de comportements répréhensibles ; comportements diaboliques dans le sens propre du terme. Personnellement, j’ai la quasi certitude que l’entreprise prioritaire de satan consiste à créer la discorde entre les époux, à faire en sorte que l’époux vienne à haïr son épouse et à l’amener à se comporter avec beaucoup de prévenance, de gentillesse, de douceur et de ferveur avec les autres femmes alors qu’il affiche de la dureté envers sa compagne: c’est une des manifestations de l’œuvre de satan alors que ce qu’attend une épouse de son époux consiste en signes d’affection, en sourires, en excuses, en signes d’estime et en éloges, comme nous l’a enseigné notre prophète, paix et bénédictions sur lui, qui nous a laissé ce message :

« Gloire à Dieu qui m’a gratifié de l’amour de Aïcha. »

(Tiré des traditions).

L’obéissance à Dieu Tout Puissant est la garantie d’une union solide et heureuse :

  Cependant, cette deuxième étape qui a pour objet les rapports de l’individu avec son épouse trouve son origine dans la tradition orale suivante :

« Par Celui qui détient l’âme de Mohamed dans Sa Main, deux êtres qui s’aiment ne peuvent connaître une désunion qu’après que l’un d’eux ait commis un péché. »

(Tradition orale recueillie par Ahmed, d’après Amr, et sa source est considérée comme bonne).

  Si un individu recherche une union conjugale solide, ferme, durable, pour évoluer dans la sérénité, il doit obéir à son Seigneur ; il en va de même pour la femme. C’est la signification de la tradition orale :

« Par Celui qui détient l’âme de Mohamed dans Sa Main, deux êtres qui s’aiment ne peuvent connaître une désunion qu’après que l’un d’eux ait commis un péché. »

(Tradition orale recueillie par Ahmed, d’après Amr, et sa source est considérée comme bonne).

  Personnellement, je crois que la différence entre un croyant et un non croyant ne réside pas essentiellement dans la pratique ou non de la prière. La prière constitue une forme d’adoration et un devoir qui doit être accompli. C’est ainsi que le croyant doit jeûner, prier, accomplir le pèlerinage, et s’acquitter de l’aumône légale, mais je perçois également une différence de taille entre un croyant et un non croyant dès le départ, dans les perceptions, dans les comportements, dans les principes et dans les positions de principe.
  Quelles sont donc les caractéristiques d’un mariage musulman ? La première caractéristique consiste en l’application de la doctrine divine dans toute union. C’est ainsi que j’ai appris qu’en Malaisie, pour faire face à un phénomène de mariages ratés, les autorités ont institué deux écoles ; l’une chargée d’apprendre au futur époux les droits de l’épouse et les comportements requis dans la vie conjugale, l’autre ayant pour mission d’apprendre à la future épouse les droits de l’époux ainsi que les comportements requis dans la vie conjugale. Le stage dure six mois à l’issue desquels les deux futurs époux subissent une sorte d’examen.   S’ils y réussissent, ils sont aptes au mariage et sont autorisés à se marier. En dehors de ce stage, leur mariage est impossible. La généralisation de cette pratique a eu pour effet de réduire considérablement les cas de divorce au sein de la communauté.
  Il m’est arrivé de demander une fois au premier juge de Damas qui assistait à un de mes exposés quel était le pourcentage de divorce en Syrie. Il me répondit que le pourcentage était de quinze pour mille il y a de cela quelques années, puis il a évolué pour être de quinze pour cent, et qu’aujourd’hui il est de cinquante pour cent, autrement dit, sur cent mariages consommés, cinquante se terminent par un divorce, tout simplement parce que plus les antennes paraboliques se multiplient sur les toits, et plus les assiettes disposées sur la table diminuent ; et plus la chair des femmes (la débauche) devient abordable, plus la viande ovine devient couteuse ; et plus la pudeur diminue, moins il y a d’eau de pluie. C’est un pourcentage d’autant plus grave que celui du célibat est de l’ordre de cinquante pour cent. Cinquante pour cent des femmes de ce pays sont condamnées au célibat ; ce n’est plus simplement un grand problème, c’est une tragédie.

Chaque mariage qui contrevient à la doctrine divine débouche fatalement sur la rupture :

  C’est l’issue fatale chaque fois que la doctrine divine en est exclue, car Dieu Tout Puissant dit :

« Et nul ne peut te donner des nouvelles comme Celui qui est parfaitement informé. »

(Coran, sourate 35, le Créateur, extrait du verset 14)

  Si la doctrine divine est absente de l’union du mariage, le résultat est fatalement la rupture.
  Nous possédons en Syrie un hôtel cinq étoiles des plus luxueux qui a réalisé des bénéfices faramineux issus des célébrations de mariages. Le propriétaire voulut honorer les contractants et les invita à une soirée de commémoration. Il voulut connaître le nombre de clients qui y ont célébré un mariage et sollicita pour cela les services financiers de l’établissement. On lui fit savoir que le nombre de clients pour les six mois passés s’élevait à seize célébrations de mariages. Il invita les seize clients à une soirée commémorative et eut la surprise d’apprendre que treize des seize mariages avaient abouti à des divorces avant la fin des six mois.

Satan se charge de désunir ceux qui fondent leur union sur la désobéissance à Dieu :

  Une première réalité nous apprend que ceux qui bâtissent leur union sur le terrain de la désobéissance à Dieu facilitent l’œuvre de satan qui consiste à procéder à la rupture entre les époux, et ce, même si toutes les conditions sont réunies pour la réussite du mariage. Si au contraire une union est fondée sur l’obéissance à Dieu, même en l’absence de la plupart des conditions de sa réussite, dans Sa Grandeur infinie, Dieu   Tout Puissant Se charge de réaliser les conditions du succès entre les époux. Il ne faut pas oublier la tradition qui dit :

« Par Celui qui détient l’âme de Mohamed dans Sa Main, deux êtres qui s’aiment ne peuvent connaître une désunion qu’après que l’un d’eux ait commis un péché. »

(Tradition orale recueillie par Ahmed, d’après Amr, et sa source est considérée comme bonne).

  Il faut dire que je n’ai jamais assisté à un acte de mariage sans entendre celui qui rédige l’acte déclarer que l’union est prononcée selon les préceptes du Livre de Dieu et de la tradition de Son prophète. Les questions à poser sont: « Est-ce que l’époux a effectivement lu dans le Livre de Dieu les dispositions relatives au mariage ? Est-ce que la future mariée y a pris connaissance des droits du mari ? C’est en fait un défaut de connaissance. La raison évidente qui a voué les gens de l’enfer à l’enfer est un défaut de connaissance. La preuve est en ce verset:

« Et ils dirent : ‘si seulement nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la fournaise.’ »

(Coran, sourate 67, la royauté, verset 10).

  C’est la raison pour laquelle on affirme que ‘si quelqu’un veut profiter de ce monde, il doit rechercher le savoir ; et s’il veut gagner l’au-delà, il doit rechercher le savoir ; et s’il les veut tous les deux, il doit encore chercher le savoir.’ Or la science ne donnera à quelqu’un que s’il s’y consacre entièrement ; que s’il ne s’y consacre que partiellement, elle ne lui donnera rien ; qu’il sera savant tant qu’il courra après la science ; et si jamais il considère qu’il est devenu savant, c’est qu’il est en fait un ignorant.
  La sagesse de celui qui court après le savoir réside dans le fait qu’il préfère la vie de l’au-delà à la vie d’ici-bas: il les gagne toutes les deux. Par contre, l’ignorant préfère la vie d’ici-bas à la vie de l’au-delà: il les perd toutes les deux.

La connaissance du Livre de Dieu constitue la base de toute relation conjugale :

  Il est impératif de prendre connaissance du contenu du Livre de Dieu Tout Puissant. Par ce Dieu Unique en dehors de Qui il n’y a aucune autre divinité ! Si ce Livre ne contenait qu’un seul verset, il suffirait (en ce qui concerne les droits et les devoirs mutuels des conjoints).

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

  Il est des hommes qui font d’énormes scandales si leur épouse venait à prononcer un seul mot sur leur mère, mais qui ne se gênent pourtant pas de railler sur leur belle-mère. C’est ainsi que ce verset visant les femmes comporte une signification très large et très profonde :

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

  On peut faire le parallèle en prenant comme exemple le pilotage d’un avion qui nécessite un commandant de bord et un pilote. Bien que le pilote soit un personnage compétent et à l’expérience accomplie, en cas de problèmes, le dernier mot revient au commandant de bord qui dispose, seul, du pouvoir de décision. Il en est de même des femmes vis-à-vis des hommes.

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

  Si les époux et les épouses comprenaient la portée de ce verset, il n’y aurait aucune brouille conjugale. Il faut comprendre et surtout accepter que comme le mari possède une dignité et y tient, la femme possède une dignité et y tient autant que le mari. De même, comme le mari ressent des penchants et une préférence pour les siens, la femme ressent des penchants et une préférence pour les siens. De même encore, comme le mari se sent fier des siens, la femme se sent tout aussi fière des siens. Et tout comme le mari préfère voir sa femme au sommet de l’élégance, elle préfère également voir son époux au sommet de l’élégance.

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

La chose capitale dans un mariage musulman est que Dieu est entre les époux :

  Il y a autre chose dans le verset suivant :

« … Et comportez-vous convenablement avec elles… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 19).

  Quelques exégètes ont dit que ce comportement convenable ne signifie pas seulement s’abstenir de porter préjudice à sa femme, mais également de supporter un préjudice de sa part. Ainsi doit être la patience et l’endurance, car la chose cruciale dans un mariage musulman est que Dieu Tout Puissant veille sur toutes les relations conjugales du couple. Chaque partie doit craindre Dieu et se garder de porter atteinte à l’autre partie, et chaque partie doit se rapprocher de son Créateur en veillant au bien-être de l’autre partie tout en cherchant à la servir en toutes occasions. C’est une union qui est destinée à perdurer, la preuve en est dans ces versets :

« Et parmi Ses signes, la création des cieux et de la terre… »

(Coran, sourate 30, les romains, extrait du verset 22).

  Les cieux et la terre sont un concept coranique qui désigne la création, toute la création à l’exception de Dieu Tout Puissant.

« Et parmi Ses signes, la nuit, le jour, le soleil et la lune… »

(Coran, sourate,Les versets détaillés, extrait du verset37)

« Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses… »

(Coran, sourate 30, les romains, extrait du verset 21).

  La femme a été créée de l’homme lui-même ; elle pense comme il pense ; elle aime comme il aime ; elle déteste comme il déteste ; elle se montre fière comme il se montre fier ; elle se plaint comme il se plaint ; elle se sent humiliée tout comme il se sent humilié. Elle est une partie de l’homme, et si ce dernier se sent quelque peu supérieur d’un degré, c’est le début de la forme de discrimination qu’on appelle communément sexisme.

L’être humain a une condition humaine , sinon il fait preuve de discrimination :

  M’exprimant un jour à la télévision, j’ai déclaré que l’homme qui considère que ce qui lui échoit ne peut échoir à son épouse est un sexiste, et inversement, la femme qui pense que ce qui lui échoit ne peut échoir à son époux est une sexiste ; et le père qui n’accepte pas de voir sa fille mariée traitée de la même façon que lui-même traite sa bru est coupable de discrimination. Tout comme cette belle jeune femme qui est belle-fille dans une famille possède une famille propre à elle, si son beau-père n’accepte pas de voir traiter sa propre fille de la même manière qu’il traite lui-même l’épouse de son fils, il est également coupable de discrimination. C’est ainsi qu’en définitive, personnellement, je considère que dans sa condition humaine, un individu ne peut être que d’essence divine ou porté à la discrimination, car le simple fait pour un homme de penser jouir d’une particularité par rapport à une femme et vice versa, fait de lui (ou d’elle) un (une) sexiste, ce qui va dans le sens du verset :

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

Le fait de ne pas expulser la femme de la demeure de son époux :

   Le fait de ne pas expulser la femme de la demeure de son époux découle d’un commandement de Dieu Tout Puissant qui dit :

« Ne les chassez pas de leurs demeures… »

(Coran, sourate 65, le divorce, extrait du premier verset).

  Il s’agit ici d’un commandement divin. Il faut bien réfléchir au sens de ce verset, car le fait pour un homme de chasser son épouse de sa demeure à la suite d’une broutille, le problème devient une affaire d’état, alimentée extra muros par une tante maternelle, une tante paternelle, une sœur de l’épouse expulsée qui allume le feu par des remarques du genre: « tu ne lui conviens pas ! » « Il ne te mérite pas ! », chacune nourrissant une rancune envers le mari et prompte à envenimer les choses. Une femme quitte la demeure conjugale pour un petit différend entre elle et son mari ; ce simple fait conduit fatalement à un divorce alors que si elle était restée chez elle, le plus grand problème se termine par une réconciliation. Considérons le noble verset :

« … Sortir de leurs demeures, et qu’elles n’en sortent pas… »

(Coran, sourate 65, le divorce, extrait du premier verset).

  C’est une injonction qui constitue un des jalons de la doctrine divine puisée dans le noble coran.

L’autorité de l’homme :

  L’autorité de l’homme sur la femme doit découler du savoir et des dépenses.

« Les hommes ont autorité sur les femmes… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  Quand est-ce que l’homme pourra être un vrai chef ? Seulement s’il est doué de savoir, comme le spécifie l’extrait suivant :

« … En raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  Il s’agit de savoir et de dépenses, comme le précise la suite du verset :

« … Et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  C’est ainsi que dans sa prééminence, l’homme se rapproche de son Créateur, se montre plus proche du savoir, plus proche de la magnanimité, et assure ainsi la conduite du bateau de l’existence. Par contre, s’il se révèle tout à fait le contraire de ce qui est attendu de lui et que son épouse prend l’ascendant sur lui grâce à sa moralité ou à son savoir à elle, la prééminence lui échappe. Cette prééminence reste son attribut dans la théorie, mais dans la pratique elle ne lui incombe plus.

Chaque être humain doit adorer son Seigneur en ce qu’Il lui a attribué :

  Sur la question des femmes, il y a un point très important se rapportant au prophète, paix et bénédictions sur lui. Considérons ce qu’il en dit :

« Honorez les femmes ! Par Dieu, ne les honore que le noble et ne les insulte que le méprisable. Elles vainquent le noble et ne les vainc que le méprisable ; et je préfère être un noble vaincu qu’un vainqueur méprisable. »

(Tiré des traditions du prophète, paix et bénédictions sur lui).

  M’adressant à mon tour à la femme en général, je dis :

« Apprenez, madame, et apprenez le à vos semblables, que l’amélioration de votre apparence pour votre mari équivaut au combat dans le sentier de Dieu. »

  Le combat dans le sentier de Dieu étant le summum des mérites de l’islam et l’adoration la plus méritoire, le simple fait pour une femme de servir son mari et de s’occuper de lui et de ses enfants, équivaut au plus haut degré d’adoration de Dieu Tout Puissant.
  Je le répète très souvent : il existe une adoration propre au métier. Il faut d’abord poser la question : « qui est l’individu et qu’elle est son activité ? »   S’il s’agit d’un homme riche, son adoration primaire est la dépense de son argent en faveur du pauvre et du faible. S’il s’agit d’un savant, son adoration primaire consiste à enseigner son savoir et à donner de sa science. Quant à la femme, son adoration primaire consiste à s’occuper de son mari et de ses enfants.
  Je donne toujours l’exemple suivant que vous avez peut-être entendu de ma bouche. Il s’agit d’une femme qui aime beaucoup son Créateur. Elle se réveille à quatre heures du matin et s’adonne à la prière nocturne. Son cœur s’émeut dans la prière, elle verse des larmes et se perd dans l’adoration de son Seigneur. A six heures du matin, elle est fatiguée. Elle a cinq enfants. Elle dit à ses enfants de se débrouiller tout seuls et s’en va se recoucher.   Le petit déjeuner n’est pas prêt ; il fait frisquet dans la maison ; quelques uns n’ont pas terminé leurs devoirs ; l’aspect extérieur de quelques autres n’est pas bien, d’autres ont besoin que leurs habits soient reprisés ; ils s’en vont quand même à l’école. Le premier reçoit une remarque pour ses devoirs non faits, le deuxième se fait tancer pour son aspect, le troisième est grondé pour avoir taché son manuel scolaire… Tous subissent des remontrances alors que leur mère a effectué des prières nocturnes, s’est émue dans sa prière, y a versé des larmes… Je vous le dis : si cette femme s’était réveillée une demi heure avant le lever du soleil, avait réchauffé la maison, avait préparé le petit déjeuner, puis préparé les affaires de ses enfants, contrôlé leurs devoirs et leur aspect, jeté un coup d’œil à leurs vêtements avant de les laisser sortir, je vous certifie que si elle s’était comportée de la sorte, c’aurait été un million de fois plus méritoire que si elle s’était contentée de prier pour aller se recoucher et abandonner ainsi ses enfants à leur sort ; Pourquoi ? Parce qu’elle a adoré son Seigneur conformément à la mission dont elle était investie, mission d’une mère vis-à-vis de ses enfants, mission d’une épouse vis-à-vis de son mari ; c’est ce que j’appelle l’adoration par rapport à ce qu’on est. Du moment que cette femme est une mère ou une épouse, son adoration primaire consiste à s’occuper de ses enfants et de son mari.

L’obéissance à Dieu transforme le foyer en une annexe du paradis :

  Il est vrai que le discours sur les conflits conjugaux est sans fin, mais il se résume au contenu de la tradition que nous avons déjà abordée ci-dessus :

« Par Celui qui détient l’âme de Mohamed dans Sa Main, deux êtres qui s’aiment ne peuvent connaître une désunion qu’après que l’un d’eux ait commis un péché. »

(Tradition orale recueillie par Ahmed, d’après Amr, et sa source est considérée comme bonne).

  Et au verset suivant que nous avons également évoqué :

« … Elles ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 228).

  Au verset qui dit :

« … Et comportez-vous convenablement avec elles… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 19).

  Au verset qui dit :

« Les hommes ont autorité sur les femmes… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  Ainsi qu’à l’extrait qui dit :

« … Sortir de leurs demeures, et qu’elles n’en sortent pas… »

(Coran, sourate 65, le divorce, extrait du premier verset).

  Parlons honnêtement ! Si le foyer recèle une chaleur humaine, de l’amour, du calme et une entente entre les époux, il devient une annexe du paradis, même si sa superficie ne dépasse pas quarante cinq mètres carrés, même s’il est exposé au nord et où la nourriture est plutôt maigre avec un revenu familial des plus modestes. L’amour qui y règne remplace tous les autres déficits. Il se peut également qu’un foyer valant la bagatelle de quatre vingt millions symbolise moult aspects de l’enfer. Je me rappelle avoir été reçu dans une demeure en Syrie, située dans la dixième avenue à Qassioun ; une des plus modestes ; son parterre n’était même pas dallé. Dans cette demeure, du fait de l’obéissance au Seigneur qui y régnait, j’avais l’impression d’évoluer au paradis. Comme disent les vers du poème :

Obéis à Notre commandement ; Nous ôterons pour toi Notre voile
Nous attribuons certes la satisfaction à celui qui Nous aime.

  Deux époux qui s’entendent et obéissent à leur Seigneur ne peuvent habiter qu’une demeure pareille à l’annexe du paradis. Dieu accorde la santé, l’intelligence, la fortune, et la beauté à une multitude de ses créatures humaines, mais Il accorde la quiétude à Ses croyants sincères.

Les causes des problèmes conjugaux :

1. L’ignorance des droits et des devoirs conjugaux :

  Les personnes qui m’ont invité m’ont tracé un plan pour mon exposé, et je suis en train d’en traiter les points l’un après l’autre.
  Premièrement, l’ignorance des droits et des devoirs doctrinaux.
  Il s’agit bien d’une crise dont l’origine est l’ignorance. En fait, l’épouse ne connaît pas les droits de l’époux, et ce dernier ne connaît pas les droits de son épouse. Par conséquent, elle ne peut bien gérer sa relation avec son époux comme il ne peut faire de même avec son épouse. Pour cela, je vous invite à bien réfléchir sur le verset suivant :

« … En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel de Dieu est certes, ce qu’il y a de plus grand… »

(Coran, sourate 29, l’araignée, extrait du verset 45).

  Autrement dit, ce qu’il y a de plus grand dans la prière est le rappel de Dieu. Il existe pourtant une autre signification: pour un individu en prière, le rappel de Dieu est plus grand que son évocation de Dieu. Lorsque l’individu L’évoque, il accomplit le devoir de servitude envers Dieu ; par contre, si Lui évoque l’individu, Il lui accorde la sagesse. Grâce à cette sagesse, il connait le bonheur aux côtés d’une épouse de bas niveau alors que sans sagesse, il vit le calvaire aux côtés d’une épouse de premier rang. Quant à l’épouse, avec de la sagesse elle peut connaître le grand bonheur aux côtés d’un mari de bas niveau alors que sans sagesse, elle peut vivre l’enfer aux côtés d’un mari de premier rang. Rappelons-nous le verset qui énonce :

« … Et celui qui a reçu la sagesse, vraiment a reçu un bien immense… »

(Coran, sourate 2, la génisse, extrait du verset 269).

La maîtrise de la relation avec le Créateur fournit à l’individu la sagesse :

  Le meilleur don que puisse faire le Créateur Tout Puissant à l’individu est la sagesse. Le bénéfice de la sagesse peut non seulement permettre à un individu de se faire des amis, mais il peut faire en sorte que des ennemis deviennent des amis. La sagesse permet également de tirer profit d’un revenu modeste alors que l’absence de sagesse peut être la cause de perte de grandes fortunes. C’est même un don plus précieux que la prière. Dieu Tout Puissant nous a commandé d’effectuer la prière. Est-il concevable qu’un Dieu Tout Puissant, Auteur d’un univers contenant des milliards de milliards de galaxies, commande à sa créature humaine d’effectuer la prière, de se prosterner, de s’agenouiller devant Lui, d’opérer des gestes creux dénués de sens, des mouvements et des postures commençant par le Nom de Dieu et se terminant par le salut… ? La prière est bien plus que cela: c’est une relation, un contact établi avec le Créateur. Si ce contact est établi fermement, le Créateur accorde à celui qui l’établit avec Lui la sagesse qui est un des fruits de la prière ; Il lui accorde la sécurité et la satisfaction. Etre satisfait de son épouse constitue vraiment un cadeau de Dieu.
  C’est dans ce sens que la doctrine musulmane apparaît comme un programme dont les différents points sont interdépendants ; s’il n’est pas appliqué intégralement, il est tout à fait impossible d’en cueillir les fruits.

2. L’intervention de la famille, des voisins et des amis :

  Que penser de l’intervention de la famille, des voisins et des amis ? Personnellement, je considère que le mari doué de sagesse et la femme douée de sagesse n’acceptent pas de divulguer les affaires familiales et les problèmes conjugaux.
  Il existe une allusion coranique sur le sujet dans l’extrait suivant :

« … Eloignez-vous d’elles dans leurs lits… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  Si le mari s’éloigne de son épouse dans une autre pièce, les enfants s’en rendront sûrement compte et se demanderont, étonnés : « aujourd’hui, papa a passé la nuit dans le salon… » C’est comme si Dieu Tout Puissant avait voulu que si le mari s’éloigne de sa femme, il le fasse discrètement dans l’intimité de la chambre à coucher du couple. Il est impératif que les enfants soient tenus à l’écart de ces problèmes conjugaux, car plus le cercle de ces problèmes est restreint, meilleures seront les chances de règlement. Si jamais la famille au sens large à travers la tante maternelle, la tante paternelle, ainsi que les voisins et les enfants interviennent dans les problèmes conjugaux, les choses s’enveniment, et c’est la raison pour laquelle Dieu Tout Puissant a prévu une issue dans un cadre très restreint en disant :

« … Eloignez-vous d’elles dans leurs lits… »

(Coran, sourate 4, les femmes, extrait du verset 34).

  Ceci, afin que personne en dehors du couple ne puisse se rendre compte de l’existence de problèmes conjugaux. Si maintenant Dieu Tout Puissant Lui-Même n’accepte pas que le secret partagé par le couple de croyants soit divulgué dans l’entourage immédiat des enfants, c’est pour maintenir ce secret strictement intra muros et qu’il ne parvienne pas à l’environnement familial au sens large du terme.

Il est stupide (criminel) d’œuvrer pour la séparation des époux :

  Il est de la plus grande stupidité pour une femme de divulguer dans l’entourage des siens tout ce qui se passe entre elle et son mari et de recueillir des instructions. Pour l’anecdote : « comment va ton beau-père ? Est-ce qu’il est décédé ? - Non ! Par Dieu ! Il est toujours vivant et pourvu de sa subsistance ! – Et ta belle-mère ? – Une vipère rampante ! (peut se comprendre également) – Elle est toujours vivante et toujours aussi affairée ! »
  Personnellement, je médite les paroles du prophète, paix et bénédictions sur lui, sur le sujet lorsqu’on lui demanda :

« ‘Quel est l’homme le plus en droit sur la femme ?’ Il répondit : « Son mari !’ On lui demanda : ‘Quelle est la femme la plus en droit sur un homme ?’ Il répondit : ‘Sa mère !’ »

(Tradition orale tirée du Jami’ Assaghir, d’après Aïcha, d’une source jugée faible).

  Cette orientation du prophète, paix et bénédictions sur lui, signifie que la femme la plus sacrée pour un homme est sa mère, et l’homme le plus sacré dans la vie d’une femme est son époux. C’est pour cela que l’époux bénéficie de droits. Lorsqu’on permet à la grande famille, aux voisins et aux amis d’intervenir dans les affaires du couple, les choses sont le plus souvent appelées à s’envenimer par ce recours à l’arbitrage extérieur. On peut être en présence d’un cas dans lequel l’épouse aime son mari ; le couple vit dans un logement modeste, l’homme dispose d’un bas revenu, mais jouit d’une excellente moralité, d’une piété sans faille ; les deux paraissent comblés. Imaginons que le frère de l’épouse se présente dans une occasion de fête et demande à sa sœur : « Qu’est ce que ton mari t’a offert pour la fête ? » Elle répond : « Par Dieu ! Il ne m’a rien offert ! » - Est-ce possible !? s’écrie le frère, outré. Considérons ces paroles du prophète, paix et bénédictions sur lui :

« L’individu peut proférer une parole à la légère qui le précipite pour soixante dix ans dans le feu de l’enfer ! »

(Tradition orale recueillie par Boukhari, d’après Abou-Houraïra).

  Du moment que la relation conjugale est excellente, que l’épouse se montre satisfaite de son mari, et lui de même, qu’ils vivent l’amour et l’harmonie, pourquoi vouloir créer la discorde entre eux ? Le prophète, paix et bénédictions sur lui, a dit sur le sujet :

« Celui qui divise n’est pas des nôtres. »

(Tiré des traditions).

  Il faut savoir qu’une simple parole peut créer la division et la discorde dans le couple. Il arrive qu’à l’occasion d’événements divers, un proche s’enquiert auprès de l’épouse : « Qu’est-ce qu’il t’a offert ? » Ce qui embarrasse la pauvre femme. J’affirme que lorsqu’il est amené à rendre visite à sa sœur mariée, le bon croyant doit beaucoup louer les mérites de son beau-frère, s’extasier sur l’effet qu’il a sur l’entourage, sur les bonnes qualités qu’il montre, et déclarer : « Ca c’est un bon mari ! Tu as intérêt à le préserver ; tu devrais être fière de lui. » Ce faisant, lorsque l’époux rentre chez lui, il est agréablement surpris de voir que son épouse l’attend avec un empressement qu’il n’a pas l’habitude de remarquer, qu’elle l’accueille chaleureusement… Toutes ces marques d’intérêt inspirées par le frère de l’épouse ont eu pour effet d’élever la considération de l’époux aux yeux de son épouse. Il y a une expression assez sévère que je n’aime pas trop utiliser : « Coupé de son Créateur, l’être humain est inspiré de déshumanisation ; lié à son Seigneur, il est inspiré de sagesse ! »

3. Le conflit permanent entre la femme et sa belle-famille :

  Je m’adresse souvent en ces termes aux gens : « Tu as un père qui t’a engendré. Tu es le fils de qui ? D’untel ! Tout comme tu as un père qui t’a octroyé une épouse, c’est ton beau-père qui l’a engendrée et a souffert pour l’élever jusqu’à l’âge qui t’a amené à l’épouser. Ce père a veillé à préserver la santé de sa fille, lui a permis d’étudier jusqu’à l’obtention de diplômes élevés, a veillé à lui assurer tout ce dont elle avait besoin, et te l’a offerte enfin comme cadeau ; il devrait être un père pour toi. Personnellement, je ne vois pas plus ingrat que celui qui bénéficie d’une faveur et y répond par le mal. Si le père est le géniteur d’un individu, le beau-père doit être considéré comme un père pour cet individu, et ce, pour la simple raison qu’il a confié sa fille à sa garde. L’individu peut également avoir un père spirituel qui lui fait découvrir Dieu.   L’époux digne de ce nom est bien celui qui respecte sa femme par respect pour son beau-père comme il le fait avec son propre père. De même, l’épouse digne de ce nom, de par sa piété, est tenue de respecter son beau-père et de le considérer comme son propre père, pour la simple raison que si elle a un père qui l’a engendrée, elle en a un autre qui l’a unie à son fils et l’a accueillie comme membre de sa famille ; elle peut également avoir un père spirituel qui lui fait connaître Dieu.

La maternité est la plus forte des motivations chez l’être humain :

 Tout le monde est d’accord que les enfants remplissent de joie un foyer. Il arrive qu’un individu ait une femme qui lui a donné huit enfants. Il manifeste le désir d’épouser une autre femme, à la condition de ne pas avoir d’enfants avec elle. Il s’agit ici de volonté de privation, car chaque épouse est en droit d’attendre des enfants de son union. La psychologie nous a appris que la plus grande motivation chez l’être humain est bien la maternité. Pour une épouse, c’est un besoin vital d’avoir un enfant et de l’entendre l’appeler « maman ! » Je me rappelle une jeune femme qui m’a ému au point de me faire verser des larmes lorsqu’elle me dit: « Si vous avez un fils, je voudrais qu’il m’épouse pour un mois seulement ; juste pour avoir un enfant et l’entendre m’appeler: ‘Maman’ ! » Son vœu n’était pas de passer toute une vie avec un mari, c’était juste pour avoir un enfant et l’entendre l’appeler ‘Maman !’


  Il y a vraiment problème lorsqu’un individu a la possibilité de marier deux jeunes gens et qu’il s’abstient de le faire. Il s’agit là d’une faute lourde. Par Dieu en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité ! Il n’y a pas de chose qui libère l’esprit comme le mariage. Il y a un adage inspiré par satan qui dit : « Mieux vaut suivre un cortège funèbre qu’un cortège nuptial. » alors que notre prophète, paix et bénédictions sur lui, a dit :

« La meilleure intercession est celle d’intercéder entre deux personnes en vue du mariage. »

 

(Tiré des traditions du prophète, paix et bénédictions sur lui).

  Une autre tradition souligne :

« Celui qui suit (participe) à l’union entre un homme et une femme, bénéficie pour chaque pas qu’il a fait et pour chaque parole qu’il a prononcée, de l’équivalent d’une adoration d’une année au cours de laquelle il a accompli ses prières nocturnes et jeûné son nombre de jours. »

(Tiré des traditions du prophète, paix et bénédictions sur lui).

  Chaque musulman devrait ainsi œuvrer pour l’union d’un jeune musulman avec une jeune musulmane parmi ses proches. Quelqu’un qui est marié et qui a dépassé le problème du mariage devrait penser à ceux qui font encore face à ce problème. Pourquoi le musulman ne participe-t-il pas à soulever le fardeau pesant sur les épaules des autres musulmans ? Je voudrais bien amener chaque musulman à faire le serment de concourir à unir un jeune musulman à une jeune musulmane, et ce, pour la simple raison qu’il existe une tradition orale du prophète, très lourde de sens, que je me dois d’évoquer dans un contexte où nous créons des obstacles au mariage en augmentant considérablement les montants des dots, en exigeant des appartements en ville avec des façades luxueuses et des entrées imposantes, sans compter d’autres critères hors de portée des bourses moyennes. Cette société, dite de velours, moi je l’appelle société des gros sacs. Le prophète, paix et bénédictions sur lui dit :

« Celui qui se présente à vous avec des signes religieux et une moralité qui vous satisfont, mariez-le ; et si vous ne le faites pas… »

  On veut annuler la relation entre le mâle et la femelle… Impossible ! Elle aura lieu alors dans le péché, parce qu’à chaque fois que le chemin du mariage est réduit et connaît l’étroitesse, les lieux de débauches fleurissent. Le problème est clair comme de l’eau de roche: soit on favorise les unions dans le cadre du mariage, soit on ouvre toutes grandes les portes de la débauche et de la prostitution ; soit on opte pour le licite, soit on opte pour l’illicite ; ce sont les paroles du prophète, paix et bénédictions sur lui à travers ce qui suit :

« Celui qui se présente à vous avec des signes religieux et une moralité qui vous satisfont, mariez-le !»

  Nous n’avons pas appliqué cette instruction. Au contraire, nous avons érigé des obstacles. Et la tradition précise :

« ‘Si vous ne le faites pas, la tentation et la turpitude prennent place et sela tentation et la turpitude prennent place et se généralisent sur terre…’ On demanda : ‘O, envoyé de Dieu, même s’il présente un défaut ?’ Il répondit en le répétant à trois reprises : ‘Celui qui se présente à vous avec des signes religieux et une moralité qui vous satisfont, mariez-le !’ »

 

(Tiré des traditions orales de Attirmidhi, d’après Ibn-Hatim-Al-Mouzani).

  Par Dieu, il existe des villes que je n’ose pas nommer, dans lesquelles il y a soixante dix mille maisons de tolérance ; je dis bien des villes dans lesquelles opèrent soixante dix mille maisons de tolérance.   Heureusement que quelque part chez nous en Syrie, des notables ont pris le problème en mains et ont décidé, pour faciliter les unions dans le cadre du mariage, de simplifier la dot au maximum pour la fixer à une bague alliance et une montre, et ont fixé le domicile conjugal à une pièce chez les parents du jeune marié. Il devient indispensable de faciliter au maximum la voie au mariage, autrement, c’est la débauche qui prend le relais : c’est le développement du mariage coutumier (interdit par la religion).
  Je répète que la procréation d’enfants constitue un droit de l’épouse. Le domaine de l’exégèse prévoit un chapitre sur ‘l’isolation’, fait de l’époux de ne pas aller au terme de l’insémination dans les rapports avec le conjoint, appelé al‘azl. Le ‘azl, ou volonté de ne pas engendrer d’enfants n’est possible qu’avec l’accord de l’épouse, car engendrer des enfants constitue un de ses droits inaliénables.

4. Le long déplacement d’ordre professionnel du mari :

  Il existe de longs déplacements d’ordre professionnel pour les hommes mariés.

  Je possède des conclusions d’une étude sur le phénomène d’adultère dont la cause principale est ce genre de longs déplacements d’ordre professionnel. Il n’est pas à démontrer que l’homme marié a besoin de son épouse, et que celle-ci à besoin de son époux. Si des circonstances professionnelles font qu’il y a longue séparation, il existe des femmes très conservatrices qui subissent ainsi une certaine privation. Dans certains pays à forte offre d’emplois, ne sont acceptés sur le marché de l’emploi que les travailleurs sans leurs épouses alors que dans d’autres pays mécréants, la législation du travail préconise le regroupement familial. Est-il concevable que ceux qui ne connaissent ni Dieu ni Son prophète favorisent le regroupement familial alors que ceux qui se réclament de la doctrine de Dieu et de Son prophète interdisent à l’épouse d’accompagner son mari ? Il s’agit là d’un problème crucial. C’est pour cette raison que la tradition énonce :
  « Celui qui divise n’est pas des nôtres. »

5. L’éducation des enfants et la différence de méthodes :

  La différence de méthodes dans l’éducation des enfants, différence que connaissent les parents, trouve sa solution dans l’application de la doctrine divine. Considérons la tradition orale du prophète, paix et bénédictions sur lui, qui dit :

« Apprenez-leur et ne les brusquez pas ; certes, celui qui enseigne est préférable à celui qui brusque. »

(Tradition orale tirée du Jami’ Assaghir, ayant une source considérée comme faible, d’après Abou-Houraïra).

« Joue avec ton enfant une période de sept ans, éduque le une période de sept ans, surveille le une période de sept ans, puis laisse lui le champs libre. »

(Tiré des traditions).

  Cette tradition orale du prophète constitue le principe de base de l’éducation des enfants en islam, thème que j’ai développé dans une soixantaine d’enregistrements qui ont fait l’objet d’émissions radiodiffusées et télévisées des dizaines de fois. Je les offre comme cadeau sans droits d’auteur. Si on écoute ces exposés dans chaque foyer, si dans ce domaine on tient comptes des recommandations du prophète infaillible, paix et bénédictions sur lui ; si on y apprend comment procéder à l’éducation des enfants en matière de morale, en matière de religion, en matière de foi, en matière de connaissances, en matière de psychologie, en matière de comportement dans la société, en matière de santé, en matière sexuelle, thèmes figurant dans les enregistrements que j’ai proposés ; si on apprend à parfaire l’éducation des enfants dans la manière de parler, d’observer, de remarquer, et si on leur apprend la motivation, les règles de la discipline, de la persuasion, comment devenir des exemples et des modèles à suivre, on y trouvera tous les moyens et tous les sujets concernant la prise en charge de l’éducation des enfants en tenant compte d’un arbitrage : celui de Dieu Tout Puissant, ceci pour éviter les conflits d’opinions quant à la manière de procéder à l’éducation de  ces enfants, car en islam, il y a toujours un référent, et un seul.
  Actuellement, à la mosquée Sa’d-Ibn-Mou’adh en Syrie, je donne des exposés sur l’éducation des enfants en islam. Ils sont évidemment enregistrés pour l’émission par satellite. Avant, je ne possédais que des enregistrements audio.

6. La paresse affichée par l’homme sans travail :

  Il existe des cas de paresse de la part de l’homme et de sa phobie du travail, de sa parcimonie, et du refus de faire des dépenses pour sa famille. Personnellement, je réprouve ce qu’on appelle la pauvreté due à la paresse. La pauvreté due au destin est acceptable, et la victime bénéficie de circonstances atténuantes. La pauvreté due aux dépenses fait de son auteur une personne louable. Rappelons-nous les paroles du prophète, paix et bénédictions sur lui, lorsqu’il s’est adressé à son compagnon qui venait de donner toute sa fortune à la cause de l’islam, disant :

« Et qu’est-ce que tu as gardé pour toi, O Abou-Bakr ? » Le compagnon répondit : « J’ai gardé Dieu et Son prophète ! »

  Dans la pauvreté due à la paresse, celui qui a la phobie de l’effort et du travail en général se voit déconsidéré dans son foyer et par son entourage alors que celui qui gagne sa subsistance à la sueur de son front dans une activité licite et dépense pour les siens, voit croitre sa considération chez lui ; ce qui lui permet de garder son influence sur son fils. Au contraire, s’il ne travaille pas et si à chaque fois qu’on lui demande de l’argent il répond qu’il n’en a pas, le fils se détache progressivement de l’emprise des parents et se lie plutôt avec le fils d’un riche. Pour garder l’unité et la cohésion de sa famille autour de lui, il est indispensable pour un homme de jouir d’un bon emploi et de travailler avec sérieux. C’est Dieu Tout Puissant qui est le pourvoyeur de la subsistance. Il existe d’ailleurs un verset pour qui, il est plus facile à Dieu de mettre fin à l’univers en entier que de ne pas le réaliser ; on y lit :

« …Et quiconque craint Dieu, Il lui donnera une issue favorable. »

(Coran, sourate 65, le divorce, extrait du verset 2).

  Le contenu de ce verset n’est conditionné ni par le temps ni par l’espace, ni par les circonstances, ni par les pressions, ni par l’embargo économique.

« …Et quiconque craint Dieu, Il lui donnera une issue favorable. Et Il lui accordera Ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas.»

(Coran, sourate 65, le divorce, extrait des versets 2 et 3).

  Je m’adresse ici spécialement aux jeunes, à ce jeune homme qui a besoin d’un emploi, d’un logement, et d’une femme. Je leur dis que Dieu existe et se rend compte de tout ce qui se passe dans Sa création. Je me rappelle un jeune homme qui m’a rendu visite un jour. Je lui ai présenté du thé et des gâteaux. Il prit une première bouchée du gâteau, et prononça les paroles suivantes : « Gloire à Celui qui nous a destiné cela et qui n’oublie personne de Ses faveurs. » Je connais ces paroles, et je connais cette invocation ; mais sur les lèvres de ce jeune homme, elles m’émurent au plus haut point. Je m’adresse à cette jeunesse et je dis : « toi, jeune homme, et toi, jeune fille ; Dieu n’oublie personne de Ses faveurs ; mais vous devez d’abord patienter et vous montrer endurant, car celui qui espère bénéficier d’une chose avant le terme prescrit, sera puni par sa privation.

L’échelle des valeurs dans le domicile familial :

  Il arrive que l’amour entre les conjoints subisse l’épreuve des coûts : c’est là une grande erreur. Personnellement, je considère qu’un croyant sincère côtoie une épouse trente ans durant sans qu’elle entende une seule parole déplacée de sa part, ni une parole obscène et ni une de travers. Dans la discipline qui s’inspire de la foi, il existe de