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Novembre
21
2008
Des Sujets Islamiques - Articles dans un Journal Danois- Leçon(08-12):Les droits de voisinage en Islam.
Dernière mise à jour:2011-05-11
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  Gloire à Allah, Maître de la Création . Paix et Salut sur notre guide Mohamed qui croit en la promesse de Dieu, le digne de confiance. Seigneur, nous ne savons que ce que Tu nous as enseigné; Toi le Savant, le Sage. Seigneur, enseigne-nous ce qui nous sera utile ; fais en sorte que ce que Tu nous enseignes nous soit utile et augmente notre savoir. Fais en sorte que la vérité nous apparaisse comme telle et accorde nous les facilités pour la suivre, et fais en sorte que le mensonge nous apparaisse comme tel et accorde nous les facilités pour nous en éloigner. Fais en sorte que nous soyons de ceux qui savent écouter pour suivre le meilleur discours. Par Ta miséricorde, compte-nous parmi Tes hommes bienfaisants.

  Ce qui attire l’attention dans les hadiths prophétiques, est que le Prophète, bénédictions et paix sur lui, a lié la foi à la bienfaisance envers le voisin. Il est même allé jusqu’à renier la foi de celui qui n’est pas bienfaisant envers son voisin. Comment donc est la relation entre cette moralité et la foi ? Une relation profonde, sans cette qualité, la foi n’existe pas
D’après les principes islamiques et les éthiques de la législation islamique, le voisin a des droits qui ressemblent aux droits des proches parents. Et c’est cela qui attire l’attention. De ces droits, le droit à la visite, de s’offrir des cadeaux comme preuve de bonne entente, de lui rendre visite en temps de maladie, le consoler en temps de malheur, l’aider en temps de besoin, et ne point le léser.
 Les exégètes expliquent l’expression de ‘le traiter avec bonté’, qu’il ne s’agit pas de ne pas le léser, mais qu’il s’agit de supporter ses préjudices. Et la différence est grande entre ne pas le léser et subir ses torts. Il s’agit également d’être à son côté dans le droit, le conseiller, le féliciter, lui présenter des condoléances, et lui octroyer la priorité si jamais on voudrait vendre. En exemple, si on habite une maison où le voisin occupe un des étages, et qu’on décide de vendre. Il faudra demander au voisin avant quiconque, et lui vendre au prix courant.  Et si jamais on ne le fait pas, il a le droit de nous poursuivre en justice. Et le juge lui donnera droit et nous obligera à annuler le contrat et vendre au voisin. Dans certaines doctrines, ce droit est obligatoire. Ainsi, il a le droit à la visite, lui offrir des cadeaux, lui rendre visite quand il est malade, le consoler en temps de malheur, l’aider en temps de besoin, ne pas lui nuire, supporter ses préjudices, l’aider quand il est dans le droit, partager ses joies, le réconforter dans ses malheurs, et le droit d’être prioritaire en vente et achat.
 Dans le Coran un verset très précis:
« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant »
(La Sourate An-Nissâ’, les Femmes ; 36)
 Les exégètes divergent quant à la signification du ‘proche voisin’ et ‘voisin lointain’. Les premiers disent que le proche voisin est le voisin le plus proche, qui habite à côté, celui dont le domicile est accolé au nôtre. De nos jours, les maisons et les appartements sont les uns à côté des autres, ceux-ci sont considérés comme les voisins proches. Quant au voisin lointain, il est le voisin qui est éloigné de notre domicile. Dans un hadith qui va suivre on trouve:
((Quarante voisins sont tous tes voisins.))
 Donc on peut compter, vue les immeubles dans lesquels nous vivons, quarante au dessus, et dans certains pays, quarante en dessous. Dans les six directions, on peut compter les voisins. Le premier sens étant le voisin le plus proche. Le deuxième porte sur le voisin relativement proche en termes de parenté. Mais dans tous les cas, Allah et le Prophète (bénédictions et paix sur lui), ont recommandé d’être bienfaisant envers le voisin et ont donné plus d’avantages au voisin et au voisin proche Musulmans. En effet, si le voisin en général a un droit, le voisin Musulman en a deux. Un droit de voisinage et un droit d’Islam. Le voisin proche a trois droits, le droit de voisinage, celui de l’Islam et celui de la parenté. Dans la sunnah prophétique, on trouve un hadith dans lequel Le prophète (Bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Djibril me recommandait tellement d’être bienfaisant envers le voisin que j’ai cru qu’il allait lui donner droit à l’héritage.))
(Al-Bokhâri)
 Seuls les proches ont droit à l’héritage. Et le prophète (bénédictions et paix sur lui) lui donne le droit de parenté. En général, on rencontre le voisin proche une fois par semaine, alors qu’on ne voit un parent proche qu’une fois par mois, et la plupart des parents, on ne les voit qu’une fois par an, pendant la fête. Mais le voisin, on le rencontre chaque jour plus de dix fois, une cinquantaine de fois, car on partage le même lieu. Quand ‘Omar Ibn Al-Khattâb reçut la visite d’un homme, il lui demanda: ‘quelqu’un te connait ?’ il lui répondit, ‘oui untel.’  Il lui demanda de le lui ramener, et quand il fit ce que ‘Omar lui demanda, ce dernier demanda à l’homme s’il le connaissait, il répondit que oui, il lui demanda encore s’il avait été son voisin, il répondit par la négation, il lui demanda s’il avait voyagé avec lui, il répondit que non, il lui demanda encore s’il y avait eu entre eux des transactions d’échange d’argent, il lui répondit encore une fois que non. Alors ‘Omar lui dit: ‘tu ne le connais donc pas.’
 En effet, le voisin nous connait, car il nous voit et connait nos habitudes… C’est la raison pour laquelle le prophète a dit:
((Djibril me recommandait tellement d’être bienfaisant envers le voisin que j’ai cru qu’il allait lui donner droit à l’héritage.))
 Ou encore, d’après Abi Chorayh, le prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Par Allah il n’aura pas la foi, par Allah il n’aura pas la foi, par Allah il n’aura pas la foi, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses préjudices.))
(Al-Bokhâri)
 Il est grave de noter qu’il le prive de sa foi par se serment répété. Dans une autre version rapportée par Moslim ; d’après Abi Horayra, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((N’entrera pas au Paradis celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses préjudices.))
 Ce que je veux préciser, est que l’Islam est avant tout des moralités, des principes, des modèles à suivre et un engagement. Moslim et Al-Bokhari, dans leurs livres authentiques rapportent d’après Abi Horayra, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Celui qui croit en Allah et en Le jour Dernier, ne doit pas causer de préjudices à son voisin. Et celui qui croit en Allah et en le Jour Dernier, doit se montrer généreux envers son invité, et celui qui croit en Allah et en le Jour Dernier, qu’il dise du bien ou se taise.))
(Al-Bokhari et Moslim)
 Ainsi, fait partie des exigences de la foi en Allah (l’Exalté), en le Jour Dernier, le fait de se montrer généreux envers son voisin, son invité, dire la vérité et ne pas se taire face au répréhensible.
 D’après Abi Chorayh Al-Khoza’y, le prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Celui qui croit en Allah et en Le jour Dernier, qu’il se montre bienfaisant envers son voisin, et celui qui croit en Allah et en Le jour Dernier, se montre généreux envers son invité, et celui qui croit en Allah e en Le jour Dernier dise du bien ou se taise.))
(Rapporté par Moslim)
 On discutait le fait de ne pas causer de tort au voisin, et d’empêcher qu’on lui nuise ou qu’on lui cause préjudice. Et maintenant on discute des aspects positifs, du fait de lui être bienfaisant si on croit en Allah et en le Jour Dernier.
 D’après Abdillah Ibn ‘Amr, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Le meilleur des voisins auprès d’Allah et celui qui est bienfaisant envers ses voisins.))
 On prend un plaisir immense quand on écoute les hadiths du prophète, et je vous jure qu’on aurait autant de plaisir à les mettre en application, à suivre la sunnah. Il y a une grande différence entre ressentir du plaisir quand on voit un voisin faire acte de bienfaisance envers son voisin, qu’en est-il si on le fait nous-mêmes. La mise en pratique est bien mieux que les actes théoriques.
 D’après Abdillah Ibn As-Sâmet, d’après Abi Dhar, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((O Abu Dhar si tu cuisines un plat, fais en sorte que la sauce soit abondante pour que tu puisses en faire goûter tes voisins))
 Ce qu’on peut offrir est tellement infime, mais le sens y compte pour beaucoup
D’après Abi Horayra, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Ô femmes musulmanes, ne méprisez jamais ce que vous offre votre voisine, quand bien même ce ne serait qu’un pied de mouton.))
(Rapporté par Al-Bokhâri)
 Ce qu’on offre n’est pas le plus important, mais le fait de ne pas avoir honte d’offrir si peu, car rien est certainement beaucoup moins que peu.
 Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) nous ordonne de permettre à nos voisins d’utiliser certains mûrs de notre domicile. Il ne s’agit pas du mûr proprement dit, car jadis, les domiciles étaient très proches les uns des autres, le voisin pourrait avoir besoin de mettre une planche sur le mûr de son voisin, mais là il s’agit de lui venir en aide et de lui permettre certains actes qui lui sont utiles, sans nous causer un quelconque préjudice. En effet, Moslim et Al-Bokhâri rapportent d’après Abi Horayra, que le prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Le voisin ne doit pas empêcher son voisin de mettre une planche sur son mûr.))
(Moslim et Al-Bokhâri)
 Et d’après ‘A’icha (qu’Allah soit satisfait d’elle), a dit O messager d’Allah:
((J’ai deux voisins, à qui dois-je offrir des cadeaux ? Il répondit: ‘celui dont la porte est la plus proche.’))
(Rapporté par Al-Bokhâri)
 De plus, si on est invité à deux réceptions, on doit accepter la première qui nous a été faite. De même, quand on veut offrir un cadeau, on l’offre au plus proche.
 D’après Djâber Ibn Abdillah, le prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Celui qui partage un mûr avec un voisin, ne doit vendre qu’après avoir donné la priorité d’achat au voisin.))
(Rapporté par Ahmed)
 Il ne doit donc pas vendre avant de prendre la permission du voisin ou partenaire dans un commerce, et ceci est l’un des droits les plus délicats que le prophète a montré.
 Le voisin d’après l’Islam est un allié, un gardien et quelqu’un de probe. Il nourrit son voisin quand il a faim, et lui offre de ce qu’il a cuisiné, ou participe à ses fêtes et cérémonies et malheurs, le console et compatit avec lui, le guide, le conseille, l’aide quand il s’agit de piété et de bienfaisance, lui rend visite en temps de maladie, lui rend visite dans un geste de fraternité pure, le garde dans sa famille et ses enfants, ne le trahit pas ni dans son argent ni dans sa famille.
 Nombreux sont ceux qui ont quitté leur domicile à cause de leurs voisins. Et nombreux sont les domiciles qui ont été vendus à moindre prix pour fuir un voisin aux mœurs mauvaises. Un prince, Abdelkader AlJaza’iry, vivait en Syrie, il fut un grand homme, et il avait un voisin qui passait par une crise et fut obligé de vendre sa maison. On lui offrit un prix médiocre, et il s’écria: ‘jamais je ne vendrai le voisinage du prince Abdelkader pour si peu.’  Le prince eut vent de cela et l’invita chez lui et lui offrit tout le montant et lui dit: ‘tu resteras mon voisin, tu ne vends pas mon voisinage pour si peu et je ne vends jamais le tien.’
 Il fait partie du bonheur de l’individu d’avoir de bons voisins. Et fait partie des plaisirs de la vie de vivre en sécurité, de savoir que tes voisins à côté, en dessous et au dessus, t’aiment, protègent ta vie privée, tes biens, ta famille, et que tu fasses de même pour eux. Il nous arrive de ne connaître les valeurs islamiques que d’un point de vue théorique, mais si nous les mettions en application, nous en serions encore plus heureux, puisque nous sommes heureux rien qu’à en entendre parler, qu’en sera-t-il si nous les vivions pour de vrai, ou que nous soyons comme le Prophète voulait qu’on soit, comme il nous a ordonnés d’être.
Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((‘Que pensez-vous de l’adultère ?’. Ils dirent: « C’est une chose qu’Allah et le Messager ont rendu illicite, il est interdit jusqu’au jour du Jugement ». Il dit: « Commettre l’adultère avec dix femmes est moins grave que de le commettre avec la femme de son voisin ». Il dit ensuite: « Que dites- vous sur le vol ? ». Ils dirent: « c’est une chose qu’Allah et le Messager ont rendu illicite ». Il leur dit: « Voler dix maisons est bien moins grave que de voler la maison du voisin. »))
(Rapporté par Ahmed)
 Le Prophète a décrit le croyant comme une personne à l’âme pure, qui ne cause de préjudice à personne. En effet, la personne qui s’égare devient en conflit avec son âme, et cela fait partie de la Fitra (nature primaire), qui est pure et une fois il se détourne de ses principes, sa conscience le blâme, et se sent coupable, devient toujours en guerre avec lui-même. Le croyant a une âme en paix, et les gens ne craignent rien de sa part, ne se soucient guère qu’il pourrait leur nuire. Car il est aimable, généreux, tolérant. Ainsi, fait partie des qualités du croyant, le fait que les gens ne le craignent pas, ni sa main ni sa langue. En paix avec tout le monde. Et la paix est différente de la sécurité. On peut être en paix avec quelqu’un, ne pas lui nuire, mais on le craint. Et le bon Musulman est celui qui ne cause de tort à personne ni avec sa main ni avec sa langue. Il est également celui en lequel les gens ont confiance et peuvent laisser leur argent chez lui en toute sécurité, qui garde leur honneur.  On peut donc être en paix mais anxieux, on peut passer toue sa vie sans souffrir de maladie mais on craint certaines maladies. Ainsi le fait d’avoir peur nous rend encore plus craintif. Les gens peuvent vivre en paix mais pas en sécurité. Et l’un des signes de la foi est que les gens soient en sécurité de nous. Le Musulman ne cause pas de préjudices, cela ne fait pas partie de sa nature, comme quand on dit: untel n’a pas commis de vol ou dire untel ne peut certainement pas avoir commis de vol. Dans la première phrase on ne fait que nier le fait, mais dans la deuxième on renie toute la possibilité du vol.
 Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:
((Par celui qui détient mon âme, un individu ne sera croyant que s’il aime pour son voisin (ou dans une autre version son frère) ce qu’il aime pour lui-même.))
(Rapporté par Moslim)
 Tous les quarante voisins, d’en haut, d’en dessous, de côté, sont considérés comme nos voisins. Et on est ordonné de leur être bienfaisant, et de ne leur causer aucun tort, et de supporter leurs préjudices. La nation sera parfaite si nous sommes ainsi. Et Dieu aide Son serviteur tant que ce serviteur est au service de son frère.
 Le Prophète (Bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Celui qui porte préjudice à son voisin, il m’aura causé du tort, et celui qui me porte préjudice aura fait du tort à Dieu. Et celui qui fait la guerre à son voisin m’aurait déclaré la guerre, et celui qui me combat aura combattu Dieu.))
(Rapporté par Abu Na’îm)
 En effet, quand on porte préjudice à notre voisin, on annule tous nos actes d’adoration. Et on démontre aux gens que la religion est du n’importe quoi, et qu’elle est un lien chimérique. La religion est le comportement, le sacrifice et la probité.
 Que dites vous de ce hadith, rapporté par At-Tabarâni, d’après Ibn ‘Omar qui dit: ‘le prophète était sorti dans une expédition et a dit:
((Ne nous accompagne pas celui qui aurait causé du tort à son voisin.))
(Rapporté par At-Tabarâni)
 Comment donc cueillir les fruits de l’Islam ? En coupant court aux arguments du voisin.  Comment ? En commençant par lui être bienfaisant, en faisant le premier pas et s’il est mauvais il deviendra bon. Car quand on se montre bienfaisant envers une mauvaise personne, on lui ôte toute excuse d’être mauvaise, on la dérange.
 On demanda au prophète (bénédictions et paix sur lui) savez-vous ce que sont les droits du voisin ? Il dit: ‘s’il demande ton aide, tu la lui octroies, s’il demande ton aide pour vaincre un ennemi, tu lui viens en aide, s’il tombe malade, tu lui rends visite, s’il est touché par un bonheur, tu le félicites, et s’il est touché par un malheur, tu le consoles. S’il décède, tu l’enterres, et tu ne construis pas plus élevé que lui en lui coupant toute entrée d’air, sans sa permission. Et quand tu achètes des fruits, tu lui en offres, et si tu ne le fais pas, fais qu’il ne te voit pas.
 Ainsi par analogie, si tu envoies ton fils à l’école avec un fruit cher ou rare, ou des gâteaux chers, et qu’il les mange devant ses camarades de classe pauvres. Cela fait partie de l’orientation. Si on achète des fruits, on en offre au voisin, sinon on les cache, et on empêche nos enfants de les montrer. Et on doit lui faire goûter de notre cuisine si jamais les odeurs lui parviennent.
 Il existe un remède énoncé par le Prophète (bénédictions et paix sur lui). J’étais dans un pays étranger, et on me raconta que le commerçant qui commet une infraction n’est pas puni par la fermeture de son magasin, ni par une contravention, ni par la prison. On accroche seulement à la porte de son magasin une pancarte spécifiant que ce commerçant à triché. Ce qu’on appelle lui faire perdre son prestige social.
 D’après Abi Horayra, il a dit, un homme est venu se plaindre de son voisin auprès du prophète (bénédictions et paix sur lui). Il lui demanda de patienter, et cela a eu lieu à trois reprises. Il lui dit alors:
((Rentres chez toi et jette tes affaires dans la rue. Il fit ce que le prophète lui recommanda et à chaque fois que quelqu’un lui en demandait la raison, il lui racontait ce que le voisin lui a causé comme tort. Ils commencèrent à faire des invocations contre ce voisin… ce voisin finit par lui dire: ‘reviens, tu ne me verras plus jamais faire ce que tu détestes.))
(Rapporté par Abu Dâwoud)
 D’après Abu Horayra, on dit au prophète (bénédictions et paix sur lui): ‘untelle prie la nuit, jeûne la journée, et fait de bonnes actions, donne de l’aumône, et cause des préjudices à ses voisins par sa langue. Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:
((‘Aucun bien ne viendra de sa part, elle est en Enfer.’ Ils dirent: ‘Ô Messager de Dieu, telle femme prie la nuit, jeûne le jour, et elle ne cause de tort à personne.’ Il dit: ‘Elle fait partie des gens du Paradis.))
(Rapporté par Al-Bayhaqi)
 Ce qui signifie que la religion est le bon comportement. Ses prières et jeûne n’ont aucune valeur, mais seule la bienfaisance à une grande valeur.
 Le hadith qui raconte que la femme qui prie la nuit, jeûne le jour mais profère des paroles nuisibles à ses voisins, est en enfer. Elle pourrait être une femme musulmane dans son apparence, voilée, avec son chapelet, mais elle manigance, sème la dissension, médit, cause du tort aux gens. Ni son voile, ni sa prière ou jeûne, ni son aumône ne lui serviraient devant Dieu.
 Par contre, celle qui accomplit ses prières obligatoires, pratique l’aumône et ne cause aucun préjudice à ses voisins, elle sera parmi les gens du Paradis.
 Rapporté par Ibn Abi Chayba, d’après Abdillah Ibn ‘Omar, il a dit:
((Voulez-vous que je vous parle de trois choses qui participent au malheur: un Imam tyrannique, si on fait du bien, il ne loue pas et si on commet une erreur, il ne pardonne pas. Un mauvais voisin, s’il voit une bonne action, il la cache et s’il en voit une mauvaise, il la diffuse, et une mauvaise femme, si tu la regardes, elle est répulsive et si tu pars pendant une durée, elle te trompe.))
(Rapporté par Ibn Abi Chayba)
 D’après Anas (Que Dieu soit satisfait de lui), le prophète (bénédictions et paix sur lui) a dit:
((Celui qui se couche en étant rassasié alors que son voisin a faim, n'est pas croyant.))
(Rapporté par Al-Bazzâr)

 Ce hadith nie la qualité de croyant au Musulmans qui ne vient pas en aide à son voisin, qu’en est-il alors de celui qui lui cause du tort ? Si on répond que l’on ne sait pas, je vous dirai: n’est pas croyant celui qui ne demande pas des nouvelles de ceux qui l’entourent.
 Combien de voisins viendront au jour de la résurrection dire: O Seigneur demande à untel pourquoi il a fermé sa porte devant moi, et m’a empêché de jouir de ce qu’il a en excès ?
 D’après Abdillah Ibn ‘Omar (que Dieu soit satisfait de lui) il a dit quand on égorgea une bête pour lui: ‘avez-vous offert une partie au voisin ? Son voisin n’était pas Musulman.’ Ceci signifie que l’on doit être bienfaisant envers le voisin quelle que soit sa confession. Ceci étant tiré d’un hadith authentique du Prophète (bénédictions et paix sur lui).

Traduction  : Laïla ElHakimi
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